Auteur: 
SYLVIE KOHLER, élève de 3C2


Discours: 

Bonsoir Fribourg ! Guten Abend Freiburg !

Mes bien chers enfants,

Quel plaisir de revoir vos mines et vos joues rougies après une année passée loin de vous. Mais j’étais des vôtres en pensée ! Et quel plaisir de retrouver  aussi ma bonne ville, ses falaises aux reflets changeants, ses rues aux mille visages, ses pavés aux mille histoires, sa diversité et sa richesse d’âme, ses interminables chantiers et ses multiples centres commerciaux. Mes enfants, vous m’avez manqué !

Meine lieben Kinder !

Es ist mir eine grosse Freude Jahr für Jahr eure freudlichen Gesichter und eure glänzenden Augen wiederzusehen. Ich habe euch wohlwollend beobachtet und ich freue mich über eure guten Taten, eure Fortschritte, eure Erfolge. Natürlich haben mir meine Schmutzli auch von kleinen Dummhaiten berichtet, doch ich glaube an euren guten Willen.

Je suis impatient de traverser bientôt le nouveau pont qui protégera enfin ma cathédrale des gaz d’échappement ! Il ne me reste plus qu’à demander à un spécialiste en « nanotechnologie » d’équiper mon âne d’un filtre à particules et ma statue, sous le porche, évitera ainsi de continuelles cures de rajeunissement au Botox…

Mais puissiez-vous, enfants de mon cœur, construire aussi des ponts de solidarité et de ralliement entre vous, gens de tous les âges, ceux de la Basse et ceux de la Haute, ceux d’ici et ceux d’ailleurs. Puissiez-vous aussi perpétuer l’esprit de joie et de paix qui souffle aujourd’hui et continuer d’aller de l’aant main dans la main pour renforcer notre chère ville !

Une ville de Fribourg pour laquelle j’ai eu très peur cet été devant la violence des éléments déchaînés. J’ai bien cru que les trombes d’eau qui ont transformé le Gottéron en bain de boue feraient aussi vaciller ma cathédrale qui menaçait déjà de tomber dans le trou de la caisse de pension ! Mais rassurez-vous : je prierai à la messe Dominiqu’…ale afin que, l’année prochaine, les cieux soient plus…Clément !

Unsere Stadt plant riesige Baustelle. Eine Brücke wird sicher das Burgquartier und meine Kathedrale von Verschmutzung bewahren. Dank ihr werden sich die Welschen und die Deutschschweizer noch einfacher treffen. Ich hoffe jedoch, dass diese Brücke nicht das einzige Projekt bleibt, das die Stadt vom Verkehr entlastet.

Wenn wir jetzt über wichtige Projekte reden, dann möchte ich sagen wie schade ich es finde, dass der Grossrat nicht mehr Mut gehabt hat, die Lungen meiner Kinder zu schützen. ( Les pères-fouettards qui avaeint allumés des cigares toussent et les jettent ).

Quelle année mémorable vous avez vécu en ce 850ème anniversaire de notre chère cité. Les festivités organisées pour Dame Fribourg, ma protégée, me comblent de joie. Les feux d’artifice qui ont fait resplendir les cieux d’éclats flamboyants illuminent encore les yeux de mes pères fouettards. Ils espèrent cependant que les bouchers qui ont préparé la saucisse du 850ème sont mieux intentionnés que ceux de mon époque qui ont osé saucissonner des enfants que j’ai dû ressusciter !

Zu diesjährigen achthundertfünfzigsten Geburtstag,  sind angenehme klassische Melodien des Schubertiade bis ins Paradies hochgestiegen, und haben dort die heiligen Ohren bezaubern.

Pendant ce merveilleux week-end de septembre, la musique a transformé ma « ville des ponts » en un grand chaudron – j’allais dire « caquelon » d’amitié pour toutes les régions du pays.

Quelle surprise j’ai donc eu quelques semaines plus tard en découvrant le climat des élections ! Certains ont confondu le troupeau de mes ouailles avec des moutons et ont élevé leur berger au rang d’idole, en oubliant que le Bon Pasteur céleste a toujours été rechercher la brebis perdue. Pendant ce temps, de nombreux problèmes fondamentaux sont malheureusement restés dans l’ombre.

Zum Abschied, möchte ich euch ein wunderschönes Jahr wünschen. Nützt die letzten Feste dieses Jahres, um euch um die anderen zu kümmern, um Zeit mit der Familie zu verbringen.

Eltern von heute, kümmert euch gut um die Eltern von morgen. Geht glücklich und in Frieden, meine lieben Kinder.

Voilà déjà qu’approche le temps de vous quitter. Je terminerai par une parole pour les plus petits. Continuez donc à bien vous comporter, à prendre ce que vous donne la vie avec joie, à partager, à me faire entendre vos rires ! Et que les plus anciens en prennent aussi de la graine !

Adieu donc, enfants bénis de mon cœur, et à l’année prochaine !

 

Saint-Nicolas 2007 : Simon Zürich / 3.E5z