Auteur: 
ER 1953 (Eugène Reichlen)

Commentaires de Louis Dietrich: 

C’est peut-être encore en pensant à l’Abbé Bovet que Reichlen fait de sa carte un hommage à la musique. Ce qui nous vaut un retour en force des anges du Paradis, chargés de représenter les plus jeunes Collégiens, costumés en pages médiévaux, qui ouvrent le cortège en chantant la Complainte. S'y ajoutent les tambours et les fifres, dont la stridence rend le brouillard de décembre encore plus frissonnant.

La mélodie est celle de la Complainte de Saint Nicolas, dont l’origine fort ancienne est inconnue. Ce chant solennel accompagne le rythme lent du cortège et il fait partie des éléments indispensables au respect de la tradition dans la Saint-Nicolas fribourgeoise.

Saint Nicolas, séduit par la musique, s'est assis comme au concert. Il porte sur ses genoux le symbole de ses miracles, comme il apparaît sur ses plus anciennes images.